Coin vidéo : Fureru.
En novembre dernier, au milieu de pérégrinations nippones bien chargées, j’ai quand même pris le temps d’aller au cinéma. Pas pour n’importe quoi ni n’importe qui, non : on parle tout de même de Fureru., le dernier film du trio Mari Okada / Tatsuyuki Nagai / Masayoshi Tanaka !
Pas encore annoncé en France, le film est sorti le 4 octobre dernier au Japon, une bonne raison de m’attarder dans les salles obscures… et de vous en faire profiter en avant-première (car oui, j’espère bien une sortie française !)
Fidèle aux thématiques chères à la scénariste, ce joli bébé nous parle communication, passage à l’âge adulte et surtout relations amicales. Je n’entrerai pas trop dans le détail du scénario pour éviter de vous gâcher les plus jolies révélations, mais j’espère que cette petite présentation vous donnera envie !
De quoi ça nous parle ?
Sur une petite île toute paumée de l’archipel nippon, le jeune Aki (gamin plutôt taciturne et mutique) découvre dans une grotte marine une étrange bestiole… qu’il a la riche idée de ramener à son école pour la montrer à ses amis, Ryô et Yûta.
Par un extraordinaire talent pour la dissimulation, les trois amis d’enfance parviennent à cacher et garder la bestiole (dénommée Fureru) pendant près de dix ans. Et c’est donc tout naturellement que, lorsqu’ils décident de quitter leur île natale pour s’installer ensemble à Tokyo, le trio embarque avec lui Fureru. Il faut dire que l’étrange créature les lie avec un peu plus qu’un secret d’enfants : elle semble leur permettre de partager leurs pensées…
Mais leur nouvelle vie ne va pas sans quelques bouleversements : chacun a son propre travail, ses propres soucis, ses propres objectifs de vie, et fait ses propres rencontres. L’occasion pour les trois amis de s’interroger sur la nature exacte du lien fusionnel qui les unit… et son devenir.
L’avis du renard :
Comme dit plus haut, ce film est le produit d’un trio déjà bien rôdé puisqu’on lui doit quelques pépites comme Toradora!, Anohana, Maquia ou encore Her Blue Sky. De quoi donner franchement envie de découvrir leur dernier-né.
Et en ce qui me concerne, c’est un pari réussi. Un film de toute beauté à l’écriture subtile qui nous amène, dès le début, à nous questionner sur cette amitié fusionnelle, mais sans jamais nous en dire plus que nécessaire. Certaines situations dérangent, semblent incongrues ou se résolvent bien trop facilement… et tout ceci fait partie du plan, dont les ficelles sont en réalité la trame même de l’intrigue.
Nos trois protagonistes parviennent à rester attachants même quand on a envie de leur mettre des claques et les quelques autres personnages sont là pour à la fois faire avancer l’intrigue et donner un autre point d’ancrage au spectateur. Quant à Fureru, son chara-design parle pour lui : une bouille de hérisson à tendance chelou, je dis oui.
Visuellement j’ai trouvé le film vraiment très agréable, avec un soin apporté aux décors et aux effets très appréciable.
Quant à la musique, si Yoasobi signe une chanson titre sympathique et Masaru Yokoyama une bande-son qui accompagne fort bien le film, c’est surtout un morceau de Teddy Loid qui m’a marquée et que je retiendrai comme mon meilleur passage musical de Fureru.
Pour finir, un petit mot sur le titre (et le nom de la bestiole, donc). Un petit mot qu’il est justement bien difficile de traduire: « Fureru » c’est à la fois toucher, entrer en contact… mais aussi secouer, semer le chaos. A bon entendeur !
En bref et pour éviter d’entrer dans le spoil à force de m’étaler, Fureru. est un incontournable si vous êtes fans des créateurs, mais aussi une bonne porte d’entrée dans leur travail : thématiques moins lourdes que dans d’autres oeuvres, histoire bien ancrée, personnages auxquels on s’identifie facilement… N’hésitez donc pas, quand il sortira, à vous jeter dessus et à emmener vos amis !
Et n’oubliez pas : exprimez-vous, communiquez avec vos proches. Même si vous les connaissez depuis longtemps. SURTOUT si vous les connaissez depuis longtemps.
Fureru
Réalisation : Tatsuyuki Nagai
Scénario : Mari Okada
Chara-design : Masayoshi Tanaka
CloverWorks
Sortie en France : Non annoncée pour le moment
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