Coin vidéo : Hazbin Hotel

25.10.2024 | Cartoon, Coin vidéo | 0 comments

Même créatrice, même univers, même punition. Après Helluva Boss, il est l’heure de vous parler de ma deuxième addiction récente (ironique quand on veut parler salvation et purification, mais bon), la deuxième face de notre pièce infernale : Hazbin Hotel !
Halloween approche à grands pas mais si vous êtes plus soirée TV que balades costumées, vous tenez avec ce combo de quoi vous occuper !

Vous avez plongé en Enfer, il est maintenant temps d’essayer de remonter !

De quoi ça nous parle ?

Ah, l’Enfer… Ses rues mal famées… Ses âmes damnées expiant (ou pas) leurs péchés… Ses médias tout-puissants… Quelle différence avec le monde des mortels, me direz-vous ? Quasiment aucune, en fait. Si ce n’est l’extermination annuelle opérée par le Paradis pour « gérer » le risque de rébellion lié à la surpopulation infernale.

Au milieu de toutes ces infernales joyeusetés, Charlie (fille de Lucifer et Lilith, rien que ça) princesse de son état, a monté son oeuvre de charité : le Hazbin Hotel (précédemment Happy Hotel) qui, comme son nom ne l’indique absolument pas, accueille… des pécheurs en quête (plus ou moins volontaire) de rédemption. L’objectif affiché : purifier les âmes damnées et les faire grimper au Paradis pour convaincre les autorités angéliques de renoncer à leur génocide annuel. Seul problème : il n’existe aucune preuve que ce soit seulement possible…

L’avis du renard :

Même avertissements que pour Helluva Boss : ce cartoon est destiné à un public averti, option violences sexuelles en prime… et je ne suis toujours pas lucide.

Comme son cousin/spin-off, Hazbin Hotel est un cartoon musical (c’est encore plus vrai ici) pour adultes, qui compte actuellement un pilote et une saison complète. Si le premier a été produit indépendamment par Spindlehorse, qui en détient toujours les droits d’exploitation, la seconde est en revanche une production Amazon Prime. Vous pourrez donc voir le pilote librement sur Youtube mais il vous faudra un abonnement pour voir la série, dont trois saisons de plus ont d’ores et déjà été annoncées.
Vivienne « Vivziepop » Medrano est toujours aux commandes de son oeuvre mais depuis leur création, les personnages et l’univers ont eu droit a un petit lifting et à un renouvellement du casting vocal (en VO du moins). On notera donc quelques substantielles différences entre le pilote et la série, dont même les canons diffèrent maintenant un peu.

Bien qu’ils se passent supposément dans le même univers, Hazbin Hotel et Helluva Boss différent radicalement sur pas mal de points. La trame narrative de Hazbin Hotel est globalement plus classique, un poil plus manichéenne, avec des enjeux et des antagonistes définis dès le départ : on parle de sauver le monde des exterminateurs, ni plus ni moins.
Les thématiques abordées tournent autour de la rédemption, des choix : des thèmes plus tragiques.
La protagoniste suivie est aussi bien différente : une princesse, assez aisée et épargnée par la vie pour avoir gardé à la fois espoir et innocence. Et assez influente pour que son projet, si farfelu soit-il, ne soit pas étouffé dans l’oeuf.
Pour finir, l’Enfer est plus glauque, plus difficile à vivre : le lieu de châtiment qu’il est censé être. Les ressorts comiques existent bel et bien mais ils sont différents et plus rares que dans Helluva Boss.

Tous ces ingrédients font de Hazbin Hotel une série plus dramatique, plus épique… mais tout aussi maîtrisée. Car si les éléments ci-dessus peuvent paraître convenus, ils sont régulièrement mis à mal par un personnage inattendu ou une situation qui vient chambouler les conventions. La série se permet aussi d’aborder des thématiques compliquées, voire franchement douloureuses, avec beaucoup de justesse et d’émotion. Rien ne se résoud par miracle, les choix ont des conséquences et les décisions des prix à payer.

Le côté musical est bien développé avec très précisément deux chansons par épisode (Est-ce qu’elles tournent en boucle dans mes playlists ? Peut-être), la plupart des personnages ayant un style musical associé. Les duos fonctionnent très bien et beaucoup de confrontations chantées font naître l’humour… quand ce ne sont pas les allusions en-dessous de la ceinture.

Le casting vocal n’est pas en reste, que ce soit celui du pilote ou de la série. Irréprochable côté chant, un brin moins déjanté que dans Helluva Boss, ton de la série oblige… quoique ! Le sérieux général rend les moments de folie d’autant plus délectables.

Et, joie, pas de barrière de langue ici puisque toute la série a été sous-titrée ET doublée. Cerise sur le gâteau, le doublage français est le même pour la série et le pilote !

Alors… de Hazbin Hotel ou de Helluva Boss, par laquelle commencer ? Eh bien, par celle que vous voulez (merci, au revoir).
Je pense que ça dépend énormément de vos affinités et de votre patience. Si vous aimez savoir dès le début où va l’histoire et ce qu’elle va exactement vous proposer, Hazbin Hotel est définitivement votre porte d’entrée. Si par contre vous êtes du genre à aimer voir une oeuvre évoluer dans le temps et au fil des épisodes, ou si le côté « princesse Disney des Enfers » risque de vous rebuter, tentez d’abord Helluva Boss !

A vous de voir si vous préférez sauver votre âme ou la damner encore un peu plus…

Hazbin Hotel
Vivienne Medrano
Spindlehorse, A24, BentoBox, Amazon Studios
Disponibles sur : Youtube (Pilote), Prime Video (Série)

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